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La prévention en parodontologie
La prédominance élevée de la maladie parodontale et de la perte de l’organe dentaire qu’elle provoque ajoutée aux poids très lourds des lésions non traitées aux quelles on ne peut faire face, rendant le déplacement de l’intérêt du traitement parodontal vers la prévention parodontale.



II. rappel sur le parodonte sain.

Les quatre tissus de parodonte sont:

– La gencive.

– Le ligament parodontal.

– L’os alvéolaire.

– Le cément



II. rappel sur le parodonte malade:

État initiale d’une gingivite chronique





II. rappel sur le parodonte malade

Schéma d’une destruction parodontale .





II. Rappels sur l’étiologie des maladies parodontales.

On distingue sous le terme d’étiologie, l’ensemble des connaissances responsables des causes et des origines de la pathologie.

Les facteurs étiologiques sont classés en :

facteurs déclenchants.

facteurs favorisants.

facteurs aggravants.





III. Historique

L’origine de l’hygiène bucco-dentaire se prend dans la nuit des temps et les traces les plus anciennes qui en ont été retrouvées sont des curdents de métal précieux datant de 3000av .J.C.;

Les égyptiens utilisaient aussi des masticatoires ,substances ancêtres du chewing-gum, destinées à l’excitation de la sécrétion salivaire.



Abulcasis (936-1013) recommandait de se frotter les dents avec du miel mêlé à du sel brûlé , mais s’opposait à l’utilisation des cure-dents,nuisibles par les blessures qu’ils causaient aux gencives.

Pierre Fauchard (1678) insiste sur le rôle de l’hygiène alimentaire et montre que les sucres sont les principaux responsable de l’attaque acide des dents

Maury,dans traité complet de l’art du dentiste en 1828, montre par des illustrations ,l’ingéniosité des fabricants de brosses à dents.

Du XXe siècle ,nous retiendrons surtout les noms de Maurice Roy et de Black,qui écrivait en 1924:

Du XXe siècle ,nous retiendrons surtout les noms de Maurice Roy et de Black,qui écrivait en 1924: « Les atteintes buccales les plus courantes,comme les caries dentaires et les inflammations du desmodonte, peuvent être contrôlées par de simples méthodes de nettoyage à intervalles réguliers ».



IV. Définition de la prévention.

C’est l’ensemble des moyens mis en œuvre par le praticien et le patient en vue de la prévention de la denture naturelle en prévenant le déclanchement ,la progression et la récidive de la maladie parodontale.



VI. Classification de la prévention.

Prévention primaire: La véritable prophylaxie

Prévention secondaire: ayant pour but circonscrire la maladie.

Prévention tertiaire: mise en œuvre pour limiter les séquelles et la récidive de la maladie.

Prévention individuelle: c’est la meilleure des -prévention.

Prévention collective



VI. Moyens de prévention:

1) la motivation à l’hygiène bucco-Dentaire

a) Définition selon Daniel Rozenweig :

La motivation est « l’intérêt spontané pour une

tache particulière ».

Motiver le patient c’est lui donner des motifs profonds de

changer sa conduite par des explications convaincantes.



b). relation patient/praticien:

La qualité de la relation praticien- patient intervient sur le changement du comportement. Elle est- basée sur la confiance.



2) Programme de motivation et d’éducation à l’hygiène bucco-dentaire selon ROZENCWEIG

1er séance : Le constat

Le praticien doit découvrir

à travers la personnalité

du patient la manière la plus percutante

de réussir cet enseignement

Savoir

•S’il souffre

•S’il s’inquiète:

-de ses gingivorragies.

-des mobilités dentaires.

•S’il réclame une amélioration esthétique ,fonctionnelle



Prescription

• Bain de bouche.

• Brosse dentaire souple.

•Mini Brosse sulcus.

•Brosse inter dentaire.

•Fil dentaire.

•Bâtonnet inter dentaire mou.

•Colorant de plaque.

•Dentifrice fluoré.





Résumé de la première séance

•Examen complet.

•Recherche des motivation personnelles du patient au traitement.

•Découverte de sa personnalité et de son passé dentaire.

•Évaluation sommaire de son aptitude à notre type de traitement.

•Prescription du matériel d’hygiène.



2e séance: Les prises de conscience.

• Le diagnostic: prise de conscience des dégâts.

• Les méfaits de la plaque : prise de conscience des causes .

• L’existence de la prophylaxie: prise de conscience des possibilités d’action

• La responsabilité du patient :Prise de conscience des devoirs.



3e séance: les démonstration en bouche

•Évaluer l’impact de la motivation.

•Éliminer les sujets négatifs.

•Renforcer les instructions:

théoriques.

pratiques.

•Pratiquer le détartrage-pollissage.



4e séance: le renforcement des notions théoriques et pratiques

• Pronostic, plan de traitement.

• Renforcement des notions théoriques et pratiques de prophylaxie.

• Début des soins.



3) programme de contrôle de plaque adaptée aux patients atteints d’une parodontopathie.(J.LINDHE) :

* Première séance : premier jour de consultation

-demander au patient de se nettoyer les dents selon sa propre méthode.

-expliquer au malade l’intérêt des agents révélateur dans la mise en évidence de la plaque bactérienne et les zones où le nettoyage est insuffisant en face d’un miroir.

-demander au malade de se brosser les dents une deuxième fois et discuter la possibilité de modifier sa méthode pour améliorer le brossage.

-vérifier les résultats du second brossage et discuter la nécessité de l’emploi des adjuvants de brossage.



*Deuxième séance : 02-04 jours plus tard

-appliquer la solution révélatrice sur les dents et demander au patient d’évaluer les résultats de tous les sites colorés.

-rectifier la technique si nécessaire.



*Troisième séance : 01-02 semaines plus tard

-appliquer la solution révélatrice sur les dents et évaluer les résultats des soins.

-rectifier la technique de brossage et adapter des adjuvants selon l’aptitude du patient à réaliser des soins d’hygiène bucco – dentaire.





4) Éducation sanitaire bucco-dentaire chez les enfants selon Pr.Chouiter

La prévention dentaire est fondée essentiellement sur l’éducation de l’enfant la plus précoce possible.

Ce programme de motivation doit tendre à:

a)Motiver les enseignants:

Il faut que les enseignants comprennent l’importance capitale de leur rôle en matière d’éducation à l’hygiène générale et plus spécialement en matière :

D’éducation alimentaire.

D’éducation du brossage.

b) Motivation des enfants par les enseignants :

Éducation alimentaire.

Éducation du brossage



C)Motivation des parents par l’intermédiaire des enfants et des enseignants :

Le message bien reçue est transmis par les enfants au parents .Ces derniers sont sensibilisés à leur tour sur les règles d’hygiène générale et alimentaire et sur la nécessite du brossage.



5) Matériel et moyens du contrôle de plaque.

a) Éléments intervenant dans le choix du matériel d’hygiène:

*degrés de l’inflammation gingivale.

*type de gencives : fine, fragile, fibreuse résistantes.

*récession parodontale.

*sensibilité dentaire.

*Anatomie de jonction émail – cément.

a) Moyens mécanique.

1).Brosses à dents.

1.1).description de la brosse à dents:

Composée d’un: manche,col et une partie active formée par des soies naturelles ou synthétiques.



1.2) .Les critères de qualité d’une brosse à dents:

• Avoir une taille adaptée à l’âge du patient et à

sa dextérité ;

• Avoir une taille adaptée à la bouche du patient ;

• Avoir des poils en nylon ou polyester dont les pointes sont arrondies avec un diamètre de 20/100 millimètres au maximum ;

• Avoir une douceur de poils compatible avec les

normes internationales ;

• Avoir des extrémités de poils favorisant l’élimination

de la plaque dentaire dans les espaces proximaux et le long de la gencive marginale.





2.Technique de brossage :

La meilleure méthode de brossage pourrait être définie comme celle contribuant à l’élimination d’un maximum de plaque dentaire en un minimum de temps, sans causer de lésions tissulaires.

-Brossage transversal :

C’est la technique la plus utilisée par les patients

car la plus facile, mais pas la plus efficace !

-Brossage vertical

La tête de la brosse est positionnée perpendiculairement à la surface externe de la dent et des mouvements verticaux sont appliqués au manche; les surfaces occlusale, linguale et palatine sont brossées bouche ouverte et la surface vestibulaire bouche fermée.

Se brossage s’adresse aux patients possédant un sulcus sain, car il n’y a pas de possibilité de pénétrer par ce mouvement ,elle n’est pas adapté aux parodontopathies

Brossage vibratoire :

-technique de Stillman :

La tête de la brosse est positionnée obliquement vers l’apex, recouvrant la zone gencive marginale partie cervicale de la couronne, puis un léger mouvement vibratoire est effectué, sans déplacer la brosse.

Cette méthode efficace allie un bon nettoyage des espaces inter proximaux à Un massage gingival satisfaisant,

-technique de charters :

La brosse est placée horizontalement, à moitié sur la gencive et les dents, orienté de 45 degrés coronairement. Les brins sont engagés fermement dans les espaces inter dentaires ,ceux qui sont en face de la dent sont fléchis en effet que dans une dizaine de mouvements circulatoire de faible amplitude ,on veille de maintenir les brins dans les espaces

Cette technique est recommandée en cas de rétraction gingivale importante pour la stimulation des papilles inter dentaires et par son efficacité sur les zones inter dentaires.

-Technique de BASS modifiée :

Elle consiste à positionner la tête de la brosse à 45 degrés par rapport à la couronne dentaire, les poils recouvrant la gencive marginale et la partie cervicale de la dent, mais surtout pénétrant dans le sulcus (d’environ 0,5 mm). Un mouvement antéropostérieur est effectué, sans déplacer le manche. A la fin Un mouvement de rotation en direction occlusale est effectué.





3.Contre indication du brossage :

Il n’y a jamais de contre-indication prolongée , mais dans certains cas pathologiques, le patient peut être invite à arrêter momentanément à son brossages en raison essentielle bactérimique.





6).Adjuvants du brossage.

6.1.adjuvants mécaniques

- Fil inter dentaire : Recommandé dans les cas ou les embrasures sont remplis par les papilles.

- Bâtonnet inter dentaire : dans le cas d’embrasures largement ouvertes

Brossettes inter dentaires : dans de cas d’espace dentaire plus important, l’inconvénient est leur usure relativement rapide qui oblige à les renouveler tous les 10 jours environs.



6.2 . adjuvants chimiques:

-révélateur de plaque:

C’est le seul moyen de mettre en évidence la plaque dentaire, bien souvent invisible à l’oeil nu

en faible quantité, mais également de permettre

au patient de vérifier l’efficacité de son hygiène

buccodentaire.

Les révélateurs de plaque

Présenté sous différentes formes (pastilles, liquide…), sa composition est généralement

à base d’éosine, érythrosine ou fuchsine.

Des formes plus discrètes à base de fluorescéine ont été mises au point, la révélation de la couleur jaune caractéristique étant possible grâce à l’utilisation de lampe à ultraviolet

-Dentifrices

Les dentifrices sont toujours considérés par les patients comme l’élément le plus important dans la recherche d’une hygiène buccodentaire parfaite.

*Dans le but d’éliminer la plaque dentaire, des éléments abrasifs pour leur action mécanique ou du fluor pour son action chimique ont été incorporés depuis de nombreuses années aux pâtes dentifrices.

*Actuellement, et dans le souci de prévenir le développement des maladies parodontales, sont incorporées des substances antibactériennes, antitartre ou avec des propriétés désensibilisantes.

Il est bien difficile de choisir parmi tous les dentifrices qui existent. La plupart d’entre eux contiennent du fluor nécessaire à la prévention des caries, et des agents antibactériens comme le triclosan ou la chlorhexidine. Ces agents antibactériens détruisent les germes, et luttent ainsi contre la formation de la plaque dentaire. Pour les gencives sensibles, certaines pâtes dentifrice comportent de la vitamine B5 qui restructure les tissus.



-les antiseptiques.

* définition:Ce sont des composés chimiques capables de détruire les agents infectieux ou inhiber leur croissance au niveau des tissus vivants dans les limites de leur tolérance.

*PROPRIETES GENERALES DES ANTISEPTIQUES :

*Action germicide à basse concentration.

*Stables et non activés par les cellules de l’organisme, et fluides tissulaires ou exsudats résultant de l’infection.

*Avoir une basse tension superficielle.

*Avoir un bon indice thérapeutique (efficace à concentration non irritante et n’interfèrent pas avec la cicatrisation et la guérison).

*N’induisent pas d’hypersensibilité.

*Non toxiques en cas d’ingestion accidentelle.



*Les différents antiseptiques:

*la chlorhexidine.

*La sanguinarine .

*Le chlorure de cétylpyrine.

*Agents phénoliques



*Différents supports

Le support le plus connu est le bain de bouche, mais il y a aussi les gels, les sprays, les dentifrices, …

-SPRAYS

Les sprays présenteraient plusieurs avantages :

– la quantité d’antiseptique utilisée sous cette forme est beaucoup moins importante que sous la forme de bain de bouche .

– d’autre part, ce support présenterait un avantage pour les personnes handicapées.

-GELS

Les gels sont intéressants car ils permettent de déposer la quantité nécessaire d’antiseptique et ceci dent par dent.

-IRRIGATIONS

C’est Miller en 1890 qui a décrit le premier le principe de l’irrigation.

La chlorhexidine fut la molécule la plus utilisée lors des différentes expérimentations.

-Dispositifs a libération lente.

-Les antibiotiques:

la prescription des antibiotiques est limitée aux formes graves et évolutives de la maladie parodontale.





VII-Prévention des récidives :

La santé parodontale une fois rétablie, on doit tout faire pour la préserver. La responsabilité est partagée :

-le patient doit suivre les instructions d’hygiène bucco – dentaire et les visites de contrôles alors que le praticiens doit suivre avec beaucoup d’attention les progrès et les défaillances et de les corriger.



VIII. La prévention chez la femme enceinte

Il faut informer la malade de l’intérêt de renforcer l’hygiène bucco-dentaire et instaurer une fluorothérapie.



IX-Prévention et sujets à risque



*Définition :

un sujet a risque de développer une parodontite sévère (perte d’attache à évolution rapide et généralisé ) est un sujet qui présente une plus forte probabilité de réunir souvent ,de manière intense et au même moment ,les conditions nécessaires pour détruire les tissus parodontaux.

- Caractéristiques cliniques :

-antécédents familiaux et/ou de facteur génétiques;

-réponse défavorable au stress psychologique;

-susceptibilité directe ou indirecte aux infections;

-résistance totale ou relative à la carie dentaire;

-des antécédents de GUN et/ou de péricoronarite.

Test de susceptibilité aux parodontites (PST6)

Depuis quelques années, les cliniciens disposent d’un test génétique qui indique si un patient présente un polymorphisme génétique au niveau des gènes codant la synthèse d’IL-1 p et d’IL-1 a

Indications du test PST

• Membres de la famille d’un patient souffrant de parodontite sévère

•Membres de la famille d’un patient PST+

•Jeunes patients présentant des pertes d’attache localisées

•Patients au bilan cardiologique positif

•Patientes enceintes

•Avant realisation de protheses

•Avant realisation d’un traitement orthodontique

*Attitude clinique face au risque parodontal :

Pour le dépistage et la gestion du risque parodontal chez un sujet sain:

1-Entretien : les antécédents familiaux,de parodontite sévère ;de tabagisme,de situations stressantes ,de situations médicales à risque(grossesse,diabète,cardiovasculaire…).

2-examen clinique.

3-Examens complémentaires :radiologique;microbiologique,génétique…

-Risque parodontal faible (peu ou pas de caractéristiques du risque parodontal):

-prescrire les règles d’hygiène bucco – dentaire classique.

-prescrire des antiseptiques en dentifrice ou en bain de bouche si l’on constate une flore incompatible avec la santé parodontale.

-Pour les soins prothétiques et orthodontiques le contrôle mécanique de la plaque sera alors efficace .

*Risque parodontal élevé (une ou plusieurs caractéristiques du risque parodontal):

Si la flore est compatible : il faut

- mettre en œuvre une méthode d’élimination de plaque bactérienne adaptée.

-des antiseptiques en dentifrice ou en bain de bouche avec le fluor sont les meilleurs prescriptions .

Si la flore est incompatible :

-L’hygiène bucco – dentaire et le choix d’un dentifrice sont insuffisants si un traitement préventif antibactérien n’est pas instauré.



X. Prévention parodontale et procédés prothétiques

La reconstruction des arcades crée des conditions occlusales propres à éviter les désordres musculaires ou temporo- mandibulaires

Elle évite les déplacements dentaires et améliore le coefficient masticatoire .



Prévention parodontale et procédés orthodontiques

En ODF la prévention à l’hygiène passe par la motivation au traitement orthodontique .

XII -Information grand public :

*Les mass média :

-la presse quotidienne.

-la presse périodique.

-les affichages.

- la radio.

-le cinéma.

-la télévision.

*Information en milieu scolaire :

-rôle de l’enseignant.

-place dans le programme scolaire.

-influence de l’enfant sur ses parents.

-rôle des parents.





Conclusion

La maladie parodontale représente la principale cause de la perte des dents chez les adultes.

Pour dépister et gérer le risque parodontale le praticien exerce une activité strictement médicale dont les répercussions bénéfiques sont importantes à la fois pour la sécurité du patient et celle du praticien .

Ce dépistage ne peut pas se faire dans la précipitation avec une rapide vérification de la qualité de l’hygiène dentaire ;elle doit se programmer et être rigoureuse.

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